Festival du cinéma tadjik "Golden Tulip"

Festival du cinéma tadjik "Golden Tulip"

Ce festival avait pour but de mettre en lumière le cinéma tadjik contemporain, ainsi que son riche patrimoine, et de développer le secteur cinématographique national, en dotant le pays de sa propre récompense, comme c’était déjà le cas dans les pays voisins.

Valoriser le riche patrimoine cinématographique tadjik

Le cinéma tadjik a une riche histoire, qui a commencé dans les années 1920, avec l’arrivée des Soviétiques. A partir des années 1950, la cinématographie tadjike devient florissante et renommée à l’étranger. Plusieurs cinéastes remportent des récompenses dans des festivals internationaux, à Jakarta et au Caire. L’effondrement de l’URSS et la guerre civile (1992-1997) portent toutefois un coup au cinéma tadjik. Les financements publics sont supprimés, mais surtout beaucoup de personnel technique et créatif doivent quitter le pays. La production tadjike souffre encore de la perte de ces experts et professionnels et les formations pour les futurs professionnels du cinéma font cruellement défaut.

Ce festival avait pour but de remobiliser les jeunes Tadjiks en leur montrant la richesse de leur histoire cinématographique, en organisant des projections gratuites des films du patrimoine.

Ce festival visait également à attirer l’attention de professionnels internationaux – cinéastes, acteurs, producteurs – afin de leur faire découvrir les productions locales, mais également d’offrir aux Tadjiks la possibilité de bénéficier de leur expertise à l’occasion de table-rondes et de master-classes.

La participation de cinéastes français

Un certain nombre de professionnels français ont participé en tant que membre du jury du prix « Golden Tulip » et ont pu nouer un premier contact avec des professionnels tadjiks. Les deux directeurs du Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul, Martine et Jean-Marc Therouanne, le directeur de la Cinémathèque de Toulouse, Franck Loiret, Rebecca Houzel de Petit à Petit Productions, spécialisée dans les documentaires, et Katia Khazak, d’Aurora Films, productrice de films d’auteurs, étaient invités. Ces deux dernières sont russophones et travaillent beaucoup avec la Russie et les pays de l’ex-URSS.

Le festival a été l’occasion d’organiser de nombreux évènements. Il y avait deux sélections de films projetés, une sélection de films en compétition, réalisés entre 2018 et 2019, principalement des documentaires et des courts-métrages, ainsi qu’une sélection « panorama » hors compétition, montrant les films du patrimoine. Deux séances de pitching ont été organisées, où de jeunes réalisateurs tadjiks ont présenté leurs projets en cours de développement aux productrices françaises. Elles ont pu échanger avec eux, pointer les compétences qui leur manquaient et ce qu’il fallait renforcer dans leurs projets. Elles ont également donné une master-classe sur les techniques de pitch et les fonds français d’aide au cinéma et disponibles pour les réalisateurs et producteurs étrangers. Une table-ronde sur l’industrie cinématographique en Asie centrale était organisée en partenariat avec l’UNESCO lors du festival, et a rassemblé plus de 40 cinéastes de la région. Rebecca Houzel et Katia Khazak y ont pris part pour discuter de leurs expériences de co-production avec des pays de la région.

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