Les relations bilatérales

Pays de la modernité, mais aussi carrefour civilisationnel, le Tadjikistan est un pays clé en Asie centrale, notamment du fait des enjeux sécuritaires auxquels il fait face. Dans cet environnement fragile, la France a une responsabilité et ses actions au Tadjikistan visent à restaurer les liens de confiance et d’amitié entre nos deux pays.

Plus de 25 ans de relations diplomatiques

Établies le 3 mars 1992, au lendemain de l’indépendance du pays, les relations franco-tadjikes bénéficient de bases solides. Au cours de l’ère soviétique, de nombreux francophones ont été formés. Dans les années 70, la coopération avec l’usine française Pechiney Ugine Kuhlmann a permis la construction de l’usine d’aluminium TALCO.

La période 2001 – 2014 a été une période intense pour les relations bilatérales, avec le développement de nombreuses coopérations, universitaire, médicale, policière, militaire (la France a notamment participé à des actions de déminage dans les zones affectées par la guerre civile).

Avec le début des opérations en Afghanistan, le Tadjikistan a pris une importance non négligeable dans le dispositif français. Une antenne diplomatique est ouverte à Douchanbé le 12 octobre 2001. Le 8 décembre 2001, un accord autorisant le stationnement de forces françaises est conclu, qui permet le déploiement immédiat, sur l’aéroport de Douchanbé, d’un groupe de transport aérien dans le cadre de l’opération Herakles (DETAIR).

En décembre 2002, le président Emomali Rahmon choisit la France pour sa première visite officielle dans un pays occidental.

En 2014, le départ, des derniers éléments du DETAIR, lié au retrait français d’Afghanistan, la réduction des effectifs de l’ambassade de France et la fermeture de la section consulaire ont marqué un tournant dans la relation, sans entamer le désir commun de maintenir et renforcer les liens bilatéraux.

Un dialogue actif, une coopération culturelle et économique

Le dialogue politique entre la France et le Tadjikistan est structuré depuis 2016 autour de consultations politiques bilatérales entre ministères des Affaires étrangères. En décembre 2016 à Paris, puis en novembre 2017 à Douchanbé, nos deux pays ont réaffirmé un intérêt commun à la poursuite du dialogue.

Il existe aujourd’hui au Tadjikistan près de 6000 écoliers et étudiants francophones qui aiment la France et les valeurs que notre pays incarne. Nous avons également une coopération en matière archéologique, et nous partageons le même souci de préserver et défendre notre héritage culturel.

La France a à cœur d’accompagner le Tadjikistan dans les domaines linguistiques et culturels. Plusieurs chantiers sont en cours, et devraient se développer dans les prochaines années :

  • projet de préservation des langues parlées du Tadjikistan,
  • redynamisation de la relation entre l’Académie des Sciences et l’Institut français des Etudes sur l’Asie Centrale,
  • projet d’une exposition sur le Tadjikistan par le musée national des Arts asiatiques – Guimet en 2019.

La relation économique entre nos deux pays est déséquilibrée avec un solde positif pour la France de 9,5 millions de dollars. Le Tadjikistan a un réel potentiel, notamment dans les domaines touristique, agro-alimentaire, environnemental.

Plusieurs entreprises françaises sont déjà présentes : Schiever-Auchan pour la grande distribution, Tractebel (Coyne et Bélier), pour le barrage de Rogoun, la société d’études BRL pour les questions d’exploitation et de traitement de l’eau. Itron (modernisation des compteurs d’eau sur Douchanbé), Airbus ou Thales (questions aéronautique et de navigation aérienne) prospectent ces marchés avec détermination. La fondation Mérieux pourrait enfin, en 2018, confirmer son retour au Tadjikistan.

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Le dossier Tadjikistan sur le site France diplomatie

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