Le GERES, une ONG française fer de lance de la transition énergétique au Tadjikistan

Le GERES, une ONG française fer de lance de la transition énergétique au (...)

Créé en 1976, le Geres est une ONG de développement internationale qui œuvre à l’amélioration des conditions de vie et lutte contre les changements climatiques et leurs impacts. En tant qu’acteur de terrain, la transition énergétique est un levier majeur de son action. Pour un changement sociétal ambitieux, le Geres encourage le développement et la diffusion de solutions innovantes et de proximité, il accompagne les politiques territoriales climat-énergie et il mobilise tous les acteurs autour de la Solidarité climatique en les incitant à agir et à soutenir les plus vulnérables.

Le Geres travaille au Tadjikistan depuis 2011. Il propose des solutions énergétiques appropriées afin d’accroître l’accès à une énergie propre et améliorer les conditions d’existences et les revenus des populations les plus vulnérables. Leurs équipes travaillent principalement dans deux secteurs clés : l’économie rurale et l’habitat.

Economie rurale

La majeure partie de la population tadjike est rurale et dépend de l’agriculture et de l’élevage. En raison des conditions climatiques extrêmes dans les zones de montagne (couvrant 93% du pays), la période de cultivation est courte et la diversité de produits limitée.
Le Geres travaille en particulier dans la construction et dissémination des solutions suivantes :

  • Serres solaires afin d’étendre la saison de cultivation, notamment au printemps lorsque l’eau est abondante, permettant d’améliorer la nutrition et d’augmenter les revenus.
  • Celliers bioclimatiques afin de conserver les récoltes plusieurs mois dans des conditions optimales, sans apport d’énergie. Ceci permet aux producteurs de vendre leurs produits à des prix supérieurs, et de consommer leurs produits durant le reste de l’année.

Habitat

En milieu rural, l’immense majorité des maisons construites ou en construction ne sont pas ou peu isolées. Conséquences : en hiver, des quantités importantes de bois et de charbon doivent êtres brûlées pour un confort limité, résultant en une facture énergétique élevée, une surcharge de travail (pour les femmes), un air pollué, et contribuant à la déforestation (le bois couvre 35 à 85% des besoins en zones rurales, et les forêts représentent 5% du territoire). En été, les maisons sont difficilement habitables en raison de la chaleur.
Le Geres travaille avec les autorités locales à :

  • La rénovation des logements vétustes afin d’améliorer le confort des populations les plus vulnérables et réduire la pauvreté énergétique.
  • Développement et dissémination de maisons à basse consommations énergétiques permettant de réduire la consommation de bois/charbon des ménages de plus de 60%.
  • Formation d’architectes et d’ouvriers de la construction.
  • Séances de sensibilisation à l’efficacité énergétique pour les populations.
  • Accès au crédit facilité pour les constructions et rénovations énergétiques.

Dialogue politique et fourniture de services

Le Geres promeut activement l’efficacité énergétique au sein des forums et conférences universitaires et auprès des autorités. Il propose des services notamment dans les domaines suivants :

  • Audits énergétiques.
  • Développement de matériaux isolants et de bio-carburants.
  • Rénovations de bâtiments publics.
  • Développement d’un habitat adapté et compatible avec le climat.

Les principaux soutiens du Geres sont l’Agence Française de Développement, la fondation Abbé Pierre, et l’organisation Caritas Suisse. Il travaille en partenariat avec les autorités locales, le département pour la construction et l’architecture du gouvernement du Tadjikistan, des organismes de micro-finances, l’ambassade de France au Tadjikistan, des écoles d’ingénieurs en France, et des ONGs locales.

Messages clés

Le potentiel d’économie d’énergie à long-terme dans le domaine de l’habitat est immense. Si toutes les maisons construites au Tadjikistan (environ 12,500 par an) étaient des maisons à basse consommation énergétiques, 1 million de tonnes de charbon et 3 millions de tonnes de CO2 pourraient être économisés d’ici 2030, au minimum.
Des solutions existent, nécessitant :

  • La mise en application des normes énergétiques existantes et contenues dans le code de la construction.
  • La formation des autorités locales afin de promouvoir et de faire appliquer les normes énergétiques.
  • Un prix de l’énergie qui prenne en compte les externalités positives et négatives des différentes sources d’énergie (notamment du charbon) et des mesures d’efficacité énergétique (matériaux isolants).
  • Des outils de protections des ressources forestières.
  • La promotion de solutions dans le domaine de l’habitat et des économies d’énergie, à laquelle la France – et le Geres - peut contribuer.
  • Le développement de l’extraction du charbon est incompatible avec la protection du climat.
  • Le Tadjikistan peut être un exemple en matière de lutte contre le changement climatique et de neutralité carbone.

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Dernière mise à jour le : 31 octobre 2019
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