Participation au séminaire UE-Société civile sur l’égalité des genres au Tadjikistan

Participation au séminaire UE-Société civile sur l'égalité des genres au (...)

Le 8ème séminaire organisé par l’UE et la société civile tadjike s’est tenu à Douchanbé les 24 et 25 avril 2018. Ce séminaire avait pour sujet la mise en application des principes d’égalité des genres au Tadjikistan.

Dans son discours d’ouverture de la conférence, l’Ambassadrice de France, Madame Yasmine Gouédard, a insisté sur l’importance de la question de l’égalité des genres dans le monde et rappelé combien cette thématique était centrale dans la politique menée par la France. L’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes fait partie des objectifs prioritaires du quinquennat d’Emmanuel Macron et a été désigné comme « grande cause nationale ».

En Asie centrale comme en France, l’inégalité salariale, la violence domestique et la faible représentativité des femmes aux postes décisionnaires sont très marqués.

Ce séminaire a été articulé autour de trois thématiques : le renforcement du rôle économique et social des femmes au Tadjikistan ; la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes et leur représentativité dans la vie politique et publique. Ces thématiques ont été abordées lors de trois panels. Ils ont permis aux intervenants de la société civile tadjike et aux intervenants étrangers de partager l’expérience d’autres Etats comme la Lettonie ou le Kirghizstan et de proposer des recommandations. De manière générale, les intervenants ont salué les plans d’action mis en place par le gouvernement, mais ont déploré que ces plans ne se traduisent pas concrètement sur le terrain et n’aient pas permis, jusque-là, une amélioration de la situation des femmes dans le pays.

Le poids de la tradition et de la religion demeure très fort et empêche à beaucoup de femmes l’accès à l’éducation et au marché du travail. Le manque de formation des forces de police sur la question des violences domestiques dissuade également près de la moitié des victimes de rapporter les situations de violence. Un travail de sensibilisation à l’égalité des genres, aux droits des femmes et à la lutte contre la violence faite aux femmes est aujourd’hui plus que nécessaire dans l’ensemble du pays et au sein de tous les milieux sociaux et professionnels.

Au terme de ce séminaire, les intervenants répartis en groupe de travail ont rappelé les différents défis auxquels le pays est confronté. Une liste de 15 recommandations doit être transmise au Président Emomali Rahmon, et au gouvernement tadjik.

Dernière mise à jour le : 11 mai 2018
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